Logement Social et défiscalisation

L'Alliance Sociale des Peuples et Pays de France est une agence de coordination de personnalités ou associations animées du désir de proposer des réformes de salut public, notamment la réunion des Etats Généraux, en vue de :
- recomposer la nation à partir des peuples, pays et corps intermédiaires,
- rendre à une Banque Centrale l'exclusivité de la création monétaire,
- répartir la valeur ajoutée de la production nationale par le crédit social aux différents corps intermédiaires,
- refondre un syndicalisme de partenariat autour du métier.

Restaurer le peuple en ses états

C’est le titre de la brochure qui présente les objectifs de l’ALLIANCE SOCIALE, association née en 1997 à l’initiative de professionnels, économistes, syndicalistes, en vue de coordonner des personnalités et associations qui ont la même conception de notre communauté de destin.

L’analyse de la situation

La dégradation de nos institutions, de nos mœurs, l’insécurité croissante, le chômage risquent de provoquer une situation d’anarchie. Les deux idéologies : libéralisme et socialisme, véhiculées par les partis, laissent à nos concitoyens un goût d’amertume tel, qu’ils se désintéressent de la res publica.

Ils attendent des réformes profondes.

L’Alliance Sociale, groupe d’étude et de formation, s’inspirant de la doctrine sociale de l’Eglise, fondée sur les corps intermédiaires et le principe de compétence, (dit de subsidiarité) réfléchit à une réforme de nos institutions. Il porte son effort sur le secteur professionnel, économique, et social.

Une réforme institutionnelle

L’A.S. privilégie 4 axes prioritaires de réformes fondamentales :

La plus urgente est la mise en place d’une représentation des communautés réelles de la nation, qui sont :

La réforme la plus urgente à accomplir est une redéfinition d’un parlementarisme fondé sur les communautés réelles de la Nation. Au plan économique ce sont les entreprises, les professions et les métiers ; au plan régional ce sont les communes, les pays et les régions. Elles ont perdu leurs pouvoirs et leurs libertés par les lois Pinel et Duflot, Le Conseil économique et social fut, en 1947, une première étape de reconnaissance du pays réel, mais sans pouvoir.

Toutes ces structures ont perdu leurs pouvoirs de décision et de souveraineté par les lois d’Allarde et Le Chapelier. Ainsi le Conseil Economique et Social n’a aucun pouvoir de décision. La réforme régionale, bien intentionnée sur le principe, est devenue un instrument de dissolution de l’Etat.

Henri CHARLIER écrivait à ce sujet en 1969 :

"...Le Gal DE GAULLE... a été chassé du pouvoir pour une de ses rares bonnes idées : la régionalisation et surtout la représentation professionnelle. Il est le seul chef de gouvernement depuis 1789 qui ait oser s’attaquer au pur parlementarisme,... cause de la ruine de la France.
Aussi a-t-il eu tous les parlementaires contre lui.... Tous ont senti qu’allait s’introduire dans la vie politique une race d’hommes très différente de la leur,.... au courant des réalités économiques...
...Car le suffrage universel, où les électeurs sont assemblés ...sans qu’il soit tenu compte ni de leur travail, ni de leur fonction dans la société, aboutit à ne représenter que les désirs individuels, les ambitions politiques et finalement les passions ...."

Il faut donc remettre en cause le mandat représentatif, qui confère à un député un blanc-seing, qui le transforme en député de "La NATION", et lui substituer le mandat impératif, qui fait de lui l’avocat et le négociateur des intérêts de ses mandants.

L’Assemblée des partis doit être remplacée par une Assemblée d’ETATS régionaux, économiques, sociaux, familiaux, expressions du pays réel et des corps intermédiaires, sur le modèle rénové des : ETATS GENERAUX.

Une société de corps intermédiaires

L’idéologie mondialiste nous a fait oublier que " l’homme vit dans de toutes petites communautés" ( S.WEIL). En nous éloignant de cet ordre naturel et de ces solidarités primaires, on est tombé dans l’égalitarisme, l’uniformisation, le cosmopolitisme et les affrontements de classe et d’intérets, considérés faussement comme des lois de la vie.

Ces communautés naturelles sont :

Les Familles, composées d’un père et d’une mère qui donnent la vie, la protègent, la développent
Les Ecoles et universités qui prolongent la responsabilité des familles pour l’éducation des enfants.
Les Métiers et branches professionnelles, organes d’intégration sociale, qui sécurisent l’emploi de leurs membres, les forment et les organisent, régulent les prix et les marchés, garantissent la qualité, surveillent la déontologie du métier, établissent les limites de la concurrence, favorisent l’investissement ainsi que l’installation des jeunes créateurs d’entreprises......
Les Entreprises qui créent, fabriquent, échangent.
Les Associations multiples qui répondent aux goûts, aux affinités culturelles, aux loisirs.....
Les Communes, les quartiers, les Pays........

Chacun de ces corps intermédiaires joue un rôle d’amortisseur entre l’Etat et chaque personne. Il reflète une identité propre, qui doit être préservée et enrichie. Il doit jouir d’un espace "d’autonomie et de souveraineté" (Jean Paul II). La souveraineté est un droit à l’autosuffisance qui se fonde sur la liberté des personnes et des groupes à s’autogérer dans leur domaine de compétence ( principe de subsidiarité ).

Il faut donc leur remettre des pouvoirs réels et leur garantir les moyens financiers suffisants - une propriété privée inaliénable - pour asseoir leur indépendance.

Dès lors la Société est une FEDERATION de corps intermédiaires. Leurs rapports se règlent par compromis, négociations et contrats, qui deviennent autant des lois privées, authentifiées par l’autorité de l’Etat, qui les hissent au niveau de droit public.

L’Etat n’est plus le gérant, mais le GARANT de ces souverainetés qu’il protège, accroît et contrôle en vue du BIEN COMMUN. La souveraineté nationale, établie sur le nombre, peut alors éclater en une multitude de souverainetés divisibles, sectorielles, mais solidairement unies au sommet autour d’un pouvoir renforcé.

Parler de subsidiarité sans corps intermédiaires est un non sens. Le respect de la subsidiarité implique la reconnaissance d’une stratification sociale, la différenciation des pouvoirs et des inégalités qui en découlent.

La réforme monétaire et bancaire

La question de l’argent est au cœur de la vie économique. La création monétaire, concédée aux banques les a rendues maîtresses du crédit. Le pouvoir politique des Etats devient dépendant d’un pouvoir financier de plus en plus anonyme et mondialisé. L’idolâtrie de l’argent accompagne l’idolâtrie du marché.

Il s’agit de remettre l’économie au service de l’homme, de restaurer la cohésion sociale, de supprimer la fuite de la monnaie vers la spéculation en la ré,servant aux éléments productifs et à la consommation de biens durables et ainsi d’éviter son accumulation dans quelques mains.

Pour cela, il faut rendre à la Banque Centrale le pouvoir exclusif de la création monétaire et mettre en circulation une monnaie de crédit, sans intérêt en quantité équivalente aux biens et services créés par les entreprises, en fonction de la croissance du P.I.B. et ventilée selon 3 techniques:

  • Une allocation uniforme distribuée à chaque personne (dividende familial)
  • Une contribution aux secteurs professionnels pour financer la diminution de certains prix de biens de nécessité et compenser leur valeur marchande
  • Un financement d’investisssements collectifs (logements, routes....)
  • C’est le principe du CREDIT SOCIAL.

    Une économie sociale organisée

    L’Economie libérale a mis les entreprises - et même les personnes -en situation de conflit. Véritables machines de commerce et de profit, elles se fondent en grands groupes financiers ou monopoles multinationaux, après avoir éliminé les entreprises familiales, petites et moyennes. Les syndicats de leur côté sont des organes de défense d’intérêts catégoriels, qui ne sont jamais parvenus au stade de communauté organisatrice de l’économie.

    Il manque un principe fédérateur qui unisse les chefs d’entreprises et leurs salariés. C’est ce chaînon manquant, fondé sur un esprit coopératif qu’il faut rétablir en instituant des structures représentatives professionnelles et de métiers, regroupant toutes les catégories sociale s: patrons, cadres, salariés....et ayant pour responsabilités :

  • la politique économique et sociale de la branche ou du métier concerné
  • la formation professionnelle initiale et continue
  • la gestion des organismes sociaux particuliers à leurs activités
  • la gestion d’un patrimoine financier professionnel (épargne-investissement)
  • l’établissement et la surveillance des règles de déontologie de la profession
  • la surveillance des prix ( et salaires )pour que les marchés restent équitables
  • la garantie de l’emploi (placement, interim, régulation du chômage...)