Alliance Sociale des Peuples et Pays de France

QU’EST-CE QU’UNE LANGUE ?

Exposé de Marcel TEXIER au colloque du l8 II 2000
dimanche 17 octobre 2004

Qu’est-ce qu’une langue ? Je dois vous prévenir qu’il s’agira de ma réponse dans laquelle je ne ferai pas taire ma subjectivité. La langue n’est pas, en effet un sujet neutre. Qu’on ne m’en veuille pas trop donc si je bouscule un peu le cadre qui m’a été proposé autour des fonctions d’une langue : Fonction utilitaire Fonction culturelle Fonction intellectuelle

En effet, le côté ternaire de cette présentation a quelque chose de séduisant pour l’esprit, mais la réalité est beaucoup plus complexe.

Débarrassons-nous tout de suite de la fonction utilitaire ; c’est la moins intéressante. La langue moyen de communication est, en effet, la fonction primaire du langage et à ce niveau, toutes les langues sont absolument interchangeables. La preuve nous en est fournie par la pratique actuelle de la communauté scientifique internationale qui veut qu’une publication scientifique rédigée en français, en russe, en suédois, en hongrois ou en italien n’a en fait, qu’une existence virtuelle tant qu’elle n’est pas traduite en anglais.

Pour avoir rédigé, traduit, lu beaucoup de communications scientifiques au cours de vingt-trois ans de carrière dans une école d’ingénieurs, je puis vous dire que si ces communications pouvaient être riches du point de vue de la connaissance, elles utilisaient inévitablement un langage terre-à-terre, factuel, univoque et d’une extrême pauvreté. Que la quasi-totalité des publications scientifiques se fassent en anglais est peut-être mortifiant pour la vanité des Français. Mais je ne suis pas sûr du tout que ce soit une bénédiction pour l’anglais. Je ne suis pas sûr du tout que l’utilisation massive d’une langue par des gens qui n’ont aucun rapport affectif à cette langue ne soit pas un facteur d’appauvrissement et de dégradation.

Vouloir à toutes forces se servir du français n’est même pas, dans certaines circonstances, la meilleure politique, comme j’ai pu m’en rendre compte à de nombreuses reprises. Ainsi ai-je entendu un jour le Président des « Anciens de l’Ecole Nationale Supérieure d’Art et Métiers » où j’enseignais, raconter l’anecdote suivante : il avait eu à négocier dans ce qui était alors l’Union Soviétique, un important contrat. L’ambassade de France lui avait dit : nous mettrons à votre disposition les interprètes de l’ambassade, mais nous tenons à ce que les discussions se passent en français. Mis au pied du mur, les interprètes se sont rapidement trouvés dépassés par la langue technique très spécialisée avec laquelle ils avaient à se colleter et finalement pour vendre une technique française, il a bien fallu recourir à l’anglais ... Cette fonction purement utilitaire, matérielle, ancillaire du langage peut très bien être remplie par une langue artificielle, fabriquée comme l’Espéranto. J’ai eu l’occasion de voir fonctionner, en tant qu’invité (j’étais à l’époque Secrétaire Général de l’Association Internationale pour la Défense des Langues et Cultures Menacées), un congrès espérantiste. A l’intérieur du congrès global se tenaient un congrès de chimistes espérantistes, un congés de physiciens espérantistes, un congrès de médecins espérantistes, et tout ce monde-là avait l’air de communiquer de façon parfaite.

Synthèse et somme de la culture

Une vraie langue, c’est bien autre chose qu’un simple instrument de communication, qu’un outil (vous savez que certains théoriciens prétendent que le langage aurait été précédé par l’outil dont il ne serait qu’un prolongement). Ecoutons un spécialiste de la psychologie du langage Kurt Goldstein : « Dès lors que l’homme use du langage, dit-il, pour établir une communication vivante avec lui-même ou avec ses semblables, le langage n’est plus un instrument, n’est plus un moyen : il est une manifestation, une révélation de notre essence la plus intime et du lien psychologique qui nous lie à nous-mêmes et à nos semblables ». [1] Vous voyez que nous nous élevons à un autre niveau que celui du niveau purement fonctionnel. Quelques citations empruntées à une conférence du Père jésuite José A. Obieta Chalbaud, professeur à l’Université Deusto à Bilbao, vous donneront une idée du changement d’attitude Le Père Chalbaud qui était basque, ce qui n’enlève naturellement rien à la qualité et à l’objectivité de sa réflexion, est mort il y a quelques années.

Il dit ceci :« Parmi les créations constitutives de la culture d’un groupe humain doit être mentionnée en tout premier lieu, comme la plus importante, la langue. La langue est en soi bien plus qu’un simple instrument de communication. La langue constitue véritablement les archives d’un groupe humain, la synthèse de son histoire telle qu’elle s’est déposée peu à peu et s’est incorporée à son vocabulaire et à sa structure. Ainsi, la langue reflète l’identité d’un groupe humain dans ce qu’elle a de plus intime, telle qu’elle s’est lentement formée à travers les âges et par son existence même, on peut dire qu’elle représente l’authentique image de lui-même qu’un groupe projette dans le monde extérieur » Pour toutes ces raisons, on voit clairement pourquoi la langue est la suprême création d’un groupe humain - bien au-dessus de ses créations artistiques - est placée au centre même de sa culture et constitue le cœur et l’essence de toute ethnie. Il dit encore : « ... pour un groupe humain défini, la langue est beaucoup plus qu’un des éléments de sa culture. C’est dans un sens véritable, l’équivalent de la somme de sa culture ». [2]


- Reflet de la vitalité d’un peuple

La langue archive d’une ethnie, reflet de l’identité d’un groupe humain, sa suprême création, la somme de sa culture, c’est tout cela mais c’est davantage encore. La langue c’est aussi le climat humain et psychologique qui est le mieux adapté à la sensibilité particulière d’un peuple. Ce climat pour reprendre les paroles du Père Chalbaud, « lui est absolument nécessaire sinon pour maintenir son existence physique, du moins pour le développement normal et complet de sa personnalité et de ses potentialités intellectuelles et morales ».

Ceci rejoint le constat que faisait, il y a une trentaine d’années André Burguière dans un étude ethnographique intitulée Bretons de Plovézet . Ayant étudié le passage du breton au français, il concluait : « En renonçant au breton les Plozévétiens semblent avoir renoncé au plaisir du verbe à un usage esthétique de la langue, bref au tempérament littéraire . Les grandes réussites scolaires de la commune qui lui valent dans la région un prestige justifié, concernent en grande majorité les disciplines scientifiques... »

Per Jakez Helias, l’auteur de Cheval d’Orgueil représente probablement pour cette commune une sorte de chant du cygne : il a été l’un des derniers à pouvoir bénéficier d’un climat linguistique dont la génération suivante a été privée.

Ainsi, nous voyons que c’est toute une intention de la vie d’un peuple qui se trouve mutilée par l’oppression linguistique. Il y a des centaines de Plozévet en Bretagne et dans les autres territoires de la république dont la véritable langue n’est pas le français.

Mais il y a plus grave. De nombreux psychiatres ont établis une corrélation indiscutable entre la prévalance de l’alcoolisme et du suicide en Bretagne et la dévalorisation et la perte de la langue. Dieu merci, les choses sont en train de changer. J’en parlais, il y a quelques,années, au Docteur Guy Caro, co-auteur d’un livre sur le sujet « Le tableau est moins sombre qu’il y a quelques décennies, manifestement, dans la mesure ou la langue bretonne, l’identité bretonne se portent mieux, l’alcoolisme régresse. » m’a t-il dit.

Il va sans dire que plus la distance est grande entre la langue imposée et la langue naturelle d’un groupe humain, plus les dégâts sont considérables. Ils sont plus graves par exemple, pour le Breton qui parle une langue celtique, donc fort éloignée de la langue française que l’Occitan, qui parle une langue néo-latine et donc de la même famille que le français. Je n’ai pas de renseignements précis sur ce qui se passe ailleurs qu’en Bretagne, mais je me souviens qu’ayant évoqué ce problème devant un auditoire constitué de représentants des divers peuples de l’Hexagone, je me suis entendu dire par le maire d’une petite commune basque Sainte-Engrâce : « Je me suis toujours demandé pourquoi les gens se flingaient comme ça. Je crois que vous avez la réponse. »

Je ne vais pas m’étendre davantage sur les misères psychologiques individuelles et collectives qu’entraîne pour un peuple la privation de sa langue propre.

Les Autorités Morales.

Il n’est pas étonnant étant donné les fonctions vitales que remplit une langue dans la vie d’un peuple que les plus hautes autorités morales se soient élevées contre les politiques d’assimilation linguistique.

Vous avez tous entendu parler de l’encyclique Pacem in Terris, publiée par Jean XXIII et qui dit ceci : « Nous devons déclarer de la façon la plus explicite, que toute politique tendant à contrarier la vitalité et, l’expansion des minorités constitue une faute grave contre la justice plus encore quand ces manœuvres tendent à les faire disparaître. »

Je pourrais citer aussi Populorum Progressio ainsi que diverses déclarations de Jean-Paul II. Mais j’aurai l’occasion d’y revenir.

Curieusement, en France, la hiérarchie ecclésiastique ( à la différence des prêtres de paroisses qui ont souvent été admirables) est restée, à ma connaissance et à de très rares exceptions près, muette sur ce sujet. Cette attitude contraste de façon flagrante avec celle des évêques d’autres pays européens, comme j’ai pu le découvrir dans un petit livre intitulé Kirche und ethnische Minderheiten (Eglise et minorités ethniques), livre que m’a donné son auteur, un Père franciscain de Tyrol du Sud, Kurt Egger.

Jugez-en vous-mêmes, d’après quelques extraits tirés de ce livre qui fait tout de même un peu plus de deux cents pages et qui est constitué lui-même d’extraits.

Commençons par une lette pastorale de Monseigneur Gargitter du Tyrol du Sud, lettre diffusée en 1960.

« Les peuples et les communautés humaines naissent de l’ordre naturel de la Création et sont en conséquence des réalités qui doivent leur existence, non pas à des décisions humaines, mais à la volonté du Créateur... Toute communauté humaine a donc le droit et le devoir de défendre et de cultiver le patrimoine culturel que lui ont laissé les siècles. Font partie de ce patrimoine sa langue et sa culture, ses us et coutumes, le déploiement de son style de vie particulier, son indispensable espace géographique. ( Je pense ici à la Loire-Atlantique, pour nous Bretons) « les conditions de sa continuité sociale... Celui gui s’efforce par tous les moyens en son pouvoir, de sauvegarder ce patrimoine supérieur, remplit une mission et par son engagement, contribue à maintenir ou à restaurer un ordre voulu par Dieu."

Voilà un texte qui est en totale contradiction avec la religion hexagonale qui même dans la tête de nos évêques, s’est insidieusement substituée à l’autre. Il souligne le droit des « communautés humaines » . Grand Dieu ! Cela s’appelle du « communautaire » ! Péché abominable s’il en est. Dans la république une et indivisible, il n’y a que des individus, pas de doute possible, ce dogme, les évêques français l’ont parfaitement assimilé.

Nous avons un Pape polonais, c’est-à-dire issu d’un pays qui a lutté et souffert énormément pour sauvegarder sa langue et son identité. Savez-vous qu’au temps des tzars, au milieu du XIXèmc siècle, la Pologne avait perdu jusqu’à son nom. Province russe, elle s’appelait « Territoires de la Vistule », ce qui incidemment fait étrangement penser aux « Pays de la Loire », appellation non—contrôlée bien sûr destinée à faire oublier, entre autres aux habitants de la Loire-Atlantique qu’ils sont bretons. C’est dire si ce problème lui tient à cœur !

Il s’est exprimé à ce sujet également à plusieurs reprises en particulier dans un texte intitulé Pour construire la paix respecter les minorités. C’est le message du Pape à l’occasion de la Journée Mondiale de la Paix le 1er janvier 1989. C’est un texte très dense qui témoigne d’une profonde connaissance de ce problème et d’une très grande profondeur de réflexion. Il mériterait d’être cité en entier, mais rassurez-vous, je ne vais en citer qu’une phrase qui est celle-ci :

« Le premier droit d’une minorité est le droit à l’existence »

Eh bien non ! pas sur le territoire de la République ! pourtant nous n’avons jamais entendu un évêque breton ou corse s’élever contre la négation du peuple breton ou du peuple corse. Manquent-ils de courage ? Ce n’est peut-être pas si simple. En tous cas, un évêque quî n’en manque pas et qui ne manque pas d’humour non plus, c’est Monseigneur Jakob Ukmar, évêque slovène de Trieste, en Italie et, qui en pleine dictature mussolinienne qui pratiquait vis-à-vis des francophones du Val d’Aoste, des germanophones du Tyrol du Sud, des Slovénophones de Trieste et des autres groupes linguistiques minoritaires d’Italie une politique en tous points semblable à la politique jacobine, s’exprimait de la manière suivante :

« D’après certains, il faudrait supprimer la prédication en slovène. En effet tout le monde dans la région comprend l’italien. Je vous pose seulement une question : est-ce qu’un homme qui outre sa langue maternelle, a appris une demi-douzaine d’autres langues, a véritablement moins de droit que celui dont la culture générale est si rudimentaire qu’il ne connaît qu’une seule langue ? Dites-moi s’il vous plaît, qui vous a inculqué cette étrange logique qui voudrait que les Slovènes, (nous dirons les slovénophones) les Croates, les Allemands devraient s’abstenir d’apprendre l’italien pour ne pas perdre le droit à leur propre langue ? Ce n’est sûrement pas dans l’Evangile que vous avez appris cette logique ... »

Nos évêques doivent lire un autre Evangile ...

Il y a des gens, poursuit Monseigneur Ukmar, qui disent : ici nous sommes en Italie et en Italie, on parle italien et rien d’autre. On ne doit parler que l’italien. Malheur, si nous prenons ces mots à la lettre et si nous en tirons les conséquences extrêmes, car cela signifie dans ce cas que l’Italie est le pays de l’intolérance la plus noire et que ces nations qui sont incluses dans ses frontières sont condamnées à mort

« Ah, je vous en supplie, ne lancez pas de pareilles insultes à l’Italie. Dites plutôt : « L’Italie est un pays de nobles traditions, elle est capable d’embrasser d’autres nations car elle possède un cœur qui a la faculté maintenant et pour l’avenir de les respecter. Parlez ainsi, agissez ainsi et vous rendrez à votre patrie le plus grand service qui soit. Persécuter une nation, vouloir l’absorber ou comme on dit maintenant, l’assimiler est en contradiction avec les premiers éléments de la justice naturelle et de la justice chrétienne. Et cela est facile à démontrer ... Selon toutes apparences les évêques français eux, n’ont pas su le démontrer
-  « Mes honorables auditeurs, disait Monseigneur Ukmar pour terminer, ce soir je vous ai exposé quelques exemples simples, mais aussi quelque vérités graves qui sont tirées de l’Ecriture Sainte, des dogmes et de la morale catholique, des encycliques papales. Je vous ai parlé de ces vérités pour sauver mon âme, pour sauver vos âmes, peut-être pour sauver l’honneur de l’Eglise, afin que personne ne puisse lui reprocher que devant le foisonnement de doctrines malfaisantes, elle n’a pas eu le courage de dire la vérité... »

Mgr Ukmar a payé cher pour son courage. Les mussoliniens ne le portaient pas dans leur cœur bien sûr. Mais plus tard, ce sont les communistes qui ne l’ont pas trouvé à leur goût. Il fut grièvement blessé en 47 lors d’une attaque contre sa personne de la part de communistes, alors qu’il était en tournée de confirmation. Il est mort en 1971.

Négation des communautés

Je me suis étendu sur cette différence d’attitude entre la hiérarchie catholique en France et hors de France. Elle amène en effet à se poser la question : les évêques français sont-ils des pleutres ? On est tenté de répondre par l’affirmative, mais les choses ne sont pas si simples. La majorité d’entre eux, sans doute, fait ce quelle croit en son âme et conscience être le mieux. Mais ils vivent comme les autres mortels, dans cette ambiance très particulière qui est celle de l’Etat français où tout enseignement, médias, administration véhicule un certain nombre de dogmes qui s’insinuent jour après jour dans les esprits et qu’on ne peut absolument pas soumettre à un examen critique, sous peine de se sentir frappé d’anathème.

Parmi ces dogmes - et j’emploie à dessein ce terme, car il s’agit bien d’une religion et de l’espèce la plus intolérante qui soit - il y a la négation des « communautés », comme nous l’avons déjà vu. Or, comme le dit Jean-Paul II dans le texte cité plus haut : « Personne n’existe pour soi, mais trouve sa pleine identité d’abord dans la relation aux autres, autres personnes ou groupes ».

Dogme du centralisme

Il y a aussi le dogme du centralisme qui est un véritable tabou . Comme si, de toute éternité, tout pouvoir et toute gloire devaient être concentrés à Paris.

Je me demande - et là, je ne voudrais blesser personne, mais vous m’avez fait l’amitié de m’inviter et, entre amis on se doit la franchise, Je me demande donc à la lecture des titres des autres interventions de ce colloque, qui entend « confronter les opinions dans la sérénité », si ces modes de pensée n’ont pas pénétré par capillarité dans la quasi-totalité des cerveaux français qu’ils soient de gauche, de droite ou du centre.

Je pense en particulier aux deux dernières interventions de la journée, intitulées : « Les écoles bilingues sont-elles destructrices de la culture nationale, ? » et « Effets pervers et dangers du rétablissement des langues provinciales. Menace et enrichissement pour l’unité nationale »

Je ne voudrais pas faire d’avance un procès d’intention aux auteurs de ces exposés. Mais je voudrais dire ceci : étant donné ce qu’est pour un peuple sa propre langue, comme j’ai essayé de le montrer (archives d’un groupe humain reflet de son identité, authentique image de lui-même. équivalent de la somme de sa culture, climat indispensable A son plein épanouissement) ces langues n’ont à demander à personne la permission d’exister.

Souveraineté spirituelle

Jean-Paul II parle a ce propos de « souveraineté » spirituelle originelle [3] . Cette souveraineté spirituelle fonde le droit à un minimum de « souveraineté » politique indispensable pour défendre un bien aussi précieux.

Ce que je reproche aux titres des interventions auxquelles je fais allusion, c’est qu’elles posent la question en des termes qui sous entendent une subordination de la langue bretonne, ou de la langue corse ou basque ou de la langue française. Elles ont toutes un droit égal à’ l’existence. La dignité de chacune d’elles ne se usure pas au nombre de ces locuteurs. Ecoutons encore une fois Jean-Paul II : « N’importe quelle culture, dit-il est un effort de réflexion sur le mystère du monde et en particulier de l’homme. Elle est une manière d’exprimer la dimension transcendante de la vie humaine. Le cœur de toute culture est constitué par son approche du plus grand des mystères, le mystère de Dieu. »

Vous le voyez nous avons encore pris de la hauteur. C’est cela aussi une langue . Vous en conviendrez, il m’aurait été difficile de classer cette fonction dans la catégorie « intellectuelle » ou « culturelle ». Pascal aurait dit qu’il s’agit d’un autre ordre !

[1] C’est nous qui soulignons

[2] in Psychologie du Langage

[3] Conférence intitulée The Regionalization of Europe and Human Rights


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