Steven KAPLAN
Après la désagrégation du monde du travail, engendrée par la Révolution, plusieurs tentatives s’efforcèrent de reconstruire un cadre de travail plus humain. “Le Familistère” représente une page de cette histoire sociale, qui ne manque pas d’intérêt. Car, même si certains côtés sont teintés d’utopie socialiste, beaucoup d’éléments rapprochent cette expérience de l’idéal corporatiste qui reste à réinstaurer à la lumière de la Doctrine Sociale de l’Eglise.
d’après Philippe Lamarque (Trajectoire)
C’est un livre magnifique de 500 p. (ed : TEQUI) que nous offre le Père CORBON qui a été supèrieur général des Religieux de St-Vincent de Paul avec une préface et une conclusion du Père ZORDAN ( S.V). Si Frédéric OZANAM, (1813-1853) qui a sa rue dans le VIème arr. de Paris, comme la soeur ROSALIE ( 1786-1856) qui a la sienne dans le XIIIème arr. et le Père PLANCHAT dans le 20ème arr. sont bien connus pour avoir été béatifiés récemment, Maurice MAIGNEN l’est beaucoup moins, bien que la Ville de Paris lui en ait attribué une dans le XVeme arr. Mais ces trois personnalités, qui ont marqué leur temps, ont le point commun d’avoir été préoccupés par le sort des pauvres et principalement de la classe ouvrière, fort malmenée par les méfaits de la révolution industrielle et la suppression par la Révolution de tous les corps naturels qui intégraient les personnes, les familles et les métiers par un lien social très fort
D’après Bernard Laurent - ( Edition : Parole et Silence)